Category: BAM Festival, Belgique, Festivals

Le BAM Festival 3 aura lieu du 20 au 22 octobre 2016 à la Caserne Fonck de Liège. Il est mis sur pied par l’asbl BAM. L’accès aux installations exposées et aux performances est gratuit. Les deux soirées sont payantes (15€ pour le pass) et les workshops sont également payants et sur inscription préalable.

BAM asbl est une jeune association de bénévoles qui, sous l’impulsion de l’artiste pluridisci­plinaire liégeois Mike LATONA, a décidé de partager sa passion des arts numériques sous toutes ses formes et toutes ses applications. Entouré de Ronald DAGONNIER, professeur à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, et d’une équipe dynamique, l’asbl présente, pour la troisième année consécutive, son festival annuel composé de 3 jours d’activités: performances, installa­tions, expositions, soirées visuelles et workshops.

La culture numérique se développe sur le territoire belge, de nombreux projets voient le jour et se pérennisent. La Commission des Arts numériques de la Fédération Wallonie-Bruxelles en sélec­tionne d’ailleurs certains chaque année, pour les regrouper, cette année, sous l’appelation “Sai­son des cultures numériques”, dont le BAM fait partie, aux côtés d’autres événements liégeois “amis” comme le Liège Web Fest ou Voix de Femmes.

Le numérique a fait son entrée dans le monde des arts et du spectacle: ce qui précédemment représentait une prouesse technique est maintenant de plus en plus courante et accessible puis­que l’utilisation de logiciels de pointe se démocratise. Le BAM propose d’ailleurs des workshops destinés aux arts du spectacle.

Le BAM Festival s’inscrit dans cette démarche de partage et de diffusion des arts numériques vers son public, tendant à devenir chaque année plus large, notamment en proposant un événe­ment GRATUIT, à l’exception des 5 workshops.

Une exposition d’installations
Miguel Chevalier (FR) : Cleome Spinosa de Buñuel
Série des « Fractal Flowers » . Sculpture réalisée par impression 3D (résine) dans boite en plexiglas transparente et base miroir

Alexandra Dementieva (RU) : Fear and desire, internet and environment – Light’s breathing
Sculptures. Installation lumineuse interactive

Ryoichi Kurokawa (JP) : Oscillating continuum
Oscillating continuum est une sculpture audiovisuelle se présentant comme une double structure blanche ; deux écrans carrés haute résolution sont fixés sur un socle en parallélogramme, dans lesquelles sont intégrés des haut-parleurs. Les deux écrans inclinés l’un en face de l’autre sont fixés sur le même axe. Intrinsèquement, chaque force et matière de notre univers oscillent en continu. Les équilibres se maintiennent successivement en conservant la polarisation et l’inclination. Les dynamiques se produisent lorsque la stabilité est perturbée ; plus l’instabilité est forte, plus l’énergie est potentiellement intense. La structure de ce travail micro- et macroscopique nous expose ces lois. Les parties audiovisuelles provenant de la structure font état d’un désordre dans l’ordre. Deux images différentes, similaires par leur forme, faites d’éléments complémentaires et contradictoires, équilibrent cette dualité en suivant le flux. L’instabilité des structures géométriques, combinée à l’audiovisuel créera une un ensemble non réglementé dans un environnement contrôlé. La concentration du spectateur se focalise vers le point d’intersection intégrant tous les éléments dans un domaine spatial unique.

Boris Edelstein (CH) : Colorflow
Colorflow est une installation lumineuse en tryptique. Elle invite le public à voyager à trevsr le temps, l’espace et la lumière au moyen d’un langage contemporain minimaliste.

Candas Sisman (TR) : IPOcle
IPOcle est une installation simulant ce que nous percevons de la réalité telle qu’elle existe dans notre monde physique ; les différentes couches, les variables, les cycles qui sont présents dans ce processus de perception. Au vu de nos sens, seulement un part limitée de la réalité qui nous entoure nous est accessible. Au vu des couches et des processus biologiques et psychologiques de notre cerveau, cette réalité physique nous apparaît altérée.

Dries Depoorter (BE) : Seattle Crime Cams
Cette installation nous immerge dans une catastrophe touristique utlime. Dans cette ville, truffée de caméras de circulation, la police rend publiques sur internet les appels reçus. Utilisant la localisation du dernier appel, c’est la caméra de circulation la plus proche qui montre ses images. Seattle Cams Crime vérifie d’abord l’emplacement du dernier appel d’urgence à Seattle. (Ces informations sont disponibles gratuitement en temps réel sur le web). Après la découverte de l’emplacement de cette “scène de crime” potentielle, la vidéo est montrée en temps réel. Les haut-parleurs diffusent en direct la radio de la police. Seattle Crime Cams est une co-production de Brakke Grond de Amsterdam.

Michael Sellam (FR) : concretions
L’installation en quatre parties questionne le devenir minéral de chaque chose. Les nouvelles technologies ; de l’impression 3D à la prise de vue sous marine, de la simulation à la modélisation d’environnements et de phénomènes naturels ; présentent des modes de représentation du monde qui se calent et calquent le réel. C’est avec un intérêt particulier pour la vitalité de ces systèmes qu’il semble important de les mettre en relation avec d’autres systèmes, non-humains, de production de formes. Il y a alors une oscillation entre des temps ancestraux et un futur non-déterminé. Les choses ne demeurent pas dans un état de stase figé, elles négocient constamment leurs modes d’apparitions et de disparitions, elles évoluent à travers différents états. La minéralisation de chaque chose se fait indépendamment de nous, de notre présence, de nos actions et de nos créations. Nous sommes les témoins d’un espace et d’un temps d’indifférence. La matière minérale se transforme constamment depuis l’apparition du système solaire et, dans l’éventualité d’une disparition de l’homme, évolue dans une insensibilité complète des traces et des passages de toute civilisation.

LEG (UK) : Cyclic
Cyclic une expérience artistique, viscérale, créée par le collectif anglais L.E.G. L’oeuvre s’inspire des cycles, des sujets non linéaires, de la matière subjective. Elle utilise son et lumière combinés dans un mouvement symbiotique altérant les perceptions du public tant au niveau de l’espace que du temps.

LAURENT NOVAC & CAMILLE de DIEU (CH) : HSM
Mêlant leurs expériences personnelles de recherches autour du son, de la lumière et de l’espace,
Camille de Dieu et Laurent Novac présentent ici leur premier projet collaboratif.
HSM, pour holy synthetic meteor
H.S.M. est constituée de formes et d’éléments naturels et synthétiques.
H.S.M. traverse différents états dans la matière.
H.S.M. est à la fois solide et déformable.
H.S.M. est absolu, elle ne dépend de rien.
Sur HSM il est possible de voir des lacs d’aluminium, des étangs rempli de plastique ou de trouver des étincelles d’or dans la neige qui recouvrent ses montagnes.

Visual Party du 21 octobre
Le BAM Festival proposera le vendredi 21 octobre sa VISUAL PARTY, une soirée et nuit programmée pour offrir une expérimentation électronique, musicale et visuelle de haute qualité. Cette année, le BAM s’est assuré de proposer en collaboration avec les amis du NoName Festival, une affiche équilibrée et riche en performances, avec une attention particulière donnée aux live musicaux !

Au programme : Sonic Robots, About:blank, Takami Nakamoto & Sebastien Benoits, Roxane Fréché, Daniel[i], Mathew Jonson, Alex Smoke live,

Closing Party du 22 octobre
La Liesse, NoName Festival et le BAM s’associent pour faire mal ! Armés d’une grosse programmation musicale dans une Caserne Fonck investie par la fine fleur de l’art numérique, cette deuxième soirée de clôture n’a pour mission que de faire honneur au nom du festival !

Au programme : Om Unit, Jumo, Champion Soundsystem, La Liesse dj crew, NoName Residents