Category: Belgique, Interviews

Samedi 23 janvier – 23h00 – Liège ! Nous arrivons au festival les Transardentes et sommes conduits au village des artistes pour aller à la rencontre de celui qui voulait être chauffeur de trains, Felix de Laet, alias Lost Frequencies.

Mtn.com : Salut Lost Frequencies, comment vas-tu ?
LF : Je vais très bien et suis très content d’être ici. Les Transardentes fut le premier festival et la première date de ma carrière…

Mtn.com : Dans la vie de tous les jours, tu t’appelles Felix de Laet mais tu as décidé de te produire sous le nom de Lost Frequencies (fréquences perdues). Pourquoi avoir choisi ce nom ? T’es-tu dit un jour en te levant, aujourd’hui, je vais me produire sous le nom de Lost Frequencies ?
LF : A un moment, je me suis dit que je voulais faire des remixes « à la cool » de chansons que j’écoutais et que je voulais mettre au goût du jour. J’imaginais reprendre ces vieilles chansons, donc les fréquences perdues et les retravailler, d’où mon nom d’artiste.

Mtn.com : Cet été tu t’es produit à Tomorrowland, qui était une première pour toi. Comment cela s’est-il passé ?
LF : Ce jour-là j’avais un planning très chargé car j’avais également deux autres sets le même soir et je n’ai donc pas pu profiter du festival. Cette année, j’ai pris mes devants et j’ai bloqué les jours précédents et suivants. Mixer durant ce festival est une expérience exceptionnelle, le décor et l’ambiance en valent vraiment la peine. On a de quoi être fier en tant que belge.

Mtn.com : Tu as déjà vécu un tel évènement en tant que festivalier et aujourd’hui, tu te retrouves de l’autre côté de la barrière. Que ressens-tu lorsque tu es sur scène ?
LF : J’ai participé à beaucoup de festival comme I Love Techno, les Transardentes et Pukkelpop que j’aime beaucoup car  tous les styles y sont rassemblés mais maintenant, comme artiste, je peux voir l’autre côté du festival. Se retrouver sur scène lors de ces festivals, te donne une toute autre sensation que celle en étant dans le public qui se demande ce que fais un artiste lorsqu’il est sur scène. J’’essaie de leur répondre avec ma façon de mixer qui leur donnera des indices sur ce que je fais. J’essaie d’atteindre les attentes que j’avais en tant que festivalier.

Mtn.com : Que pensent tes potes de toi ?
LF : Ils pensent que je suis un gros looser. Ils sont fiers de moi mais à la base, aucun d’eux n’écoutent mon style de musique. Certains écoutent du rap, de la techno, de la dubstep, … mais ils sont tous là ce soir pour m’accompagner et savent apprécier ce que je fais.

Mtn.com : Avant 2014, date de la sortie de « Are you with me » tu étais inconnu… Que faisais-tu avant ?
LF : Je faisais des études d’économie à l’ULB mais j’ai vraiment pris le temps de réfléchir avant de décider d’arrêter mes études. Ce fut une grosse décision à prendre, surtout que je ne connaissais rien à ce milieu et cela a changé beaucoup de choses dans ma vie et pour l’instant, tout fonctionne très bien et je ne le regrette pas.

Mtn.com : Comment l’as-tu annoncé à tes parents ?
LF : J’ai décidé de devenir Lost Frequencies à 100 % peu de temps après la descente dans le classement belge de mon titre « Are you with me ». J’étais encore étudiant quand ce titre est sorti et c’est mon père qui m’a poussé à essayer de me lancer dans mon projet. Par la suite, j’ai eu plusieurs rendez-vous avec des personnes de l’ULB qui m’ont dit d’essayer et que si d’ici deux ans, mon projet ne décollait pas, je pourrais toujours reprendre mes études. Je pense que si mes parents ne m’avaient pas soutenu, je serais toujours aux études…

Mtn.com : Quel était ton rêve quand tu étais gosse ?
LF : Je voulais être chauffeur de train, j’avais des trains Marklin quand j’étais gosse. J’étais un grand fan des trains à vapeur, j’avais même des t-shirt à leur effigie mais maintenant, je suis deejay, on ne peut pas tout faire dans la vie…

Mtn.com : Quand t’es-tu réellement intéressé au milieu du deejaying ?
LF : J’ai toujours été intéressé par la musique électronique mais je ne me suis jamais dit que j’allais être deejay. Je me voyais plus dans la production et je n’ai jamais pensé qu’un jour on allait me demander de mixer pour une soirée… J’ai refusé les premières propositions car je n’en avais pas spécialement l’envie et que surtout, je ne connaissais rien au niveau du matériel et je n’avais aucune playlist. J’ai donc appris à me servir du matériel et à me constituer une playlist que je mets à jour toutes les semaines.

Mtn.com : Te souviens-tu de ta toute première date ?
LF : Ma première date fut l’an dernier aux Transardentes. Je me souviens que je « chiais dans mon froc car j’avais vraiment les boules », j’avais peur du matériel, peur de faire des blancs, peur de rater des transitions, … En plus ce jour-là, mon contrôleur Serato s’est éteint deux fois durant mon set. Depuis, j’ai changé de matériel. Maintenant, je suis plus confiant, je sais ce que je vais jouer, je prends le micro, je m’amuse plus avec le public….

Mtn.com : Fin de ce mois, tu seras à l’EDC à Mexico. Pensais-tu un jour que tu voyagerais autant ?
LF : Non, pas du tout ! Je pense que personne ne s’attend à voyager autant un jour, d’autant plus que je n’ai pas à me plaindre des conditions de voyage. Je n’ai pas encore mon jet privé mais je suis bien aidé par mon pote qui est devenu mon tour manager.

Mtn.com : Comment es-tu arrivé à ce que ce soit l’équipe de Tomorrowland qui s’occupe de ton booking ?
LF : Un jour, ils m’ont invité à aller manger des sushis avec Dimitri Vegas et mon manager. Ils avaient envie de me rencontrer et de discuter. Par la suite, ils m’ont booké à Tomorrowland et on a décidé de travailler ensemble, je n’aurais pas pu avoir mieux…

Mtn.com : Une collaboration avec Dimitri Vegas & Like Mike ?
LF : J’ai collaboré avec eux sur plusieurs productions, mais je ne peux encore rien dire pour l’instant…

Mtn.com : Tes prochaines dates ?
LF : A l’Ancienne Belgique le 6 mai, à Tomorrowland ainsi qu’une autre date. Avec mon manager, on a décidé de faire des festivals dans le même style que Pukkelpop, festival dans lequel on retrouve tous les styles de musique car la mienne correspond bien à ce genre d’évènement.

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