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Portico Quartet, retour du quatuor soul funk avec un quatrième album !

Portico Quartet a toujours été un groupe difficile à définir. Versant aussi bien dans le jazz, l’électro, la musique ambiante et la minimal, le groupe a façonné son style en trois albums, du surprenant ‘Knee-Deep in the North Sea‘ en 2007 à l’éponyme ‘Portico Quartet‘ en 2012, en passant par ‘Isla’, en 2010, produit par John Leckie. Aujourd’hui de nouveau quatuor après un bref passage par la case trio (sous le nom de Portico), Portico Quartet s’apprête à publier son quatrième album, Art In The Age Of Automation, prévu en août prochain sur le label mancunien Gondwana Records. C’est un retour attendu, avec un groupe qui tease un retour à ses sonorités d’origine, tout en y apportant de nouveaux éléments.

Enregistré aux Fish Factory Studios de Londres au début de l’année et mixé aux Vox studios de Berlin, Art In The Age Of Automation voit le groupe continuer à explorer le son de l’éponyme Portico Quartet (2012), mélangeant le minimalisme cinématographique qui a fait sa renommée à l’électronique, aux textures ambiantes, et au saxophone éthéré de Jack, qui fait son grand retour aux côtés des hangs caractéristiques du groupe et des percussions de Duncan. Jack le reconnaît, c’est une musique difficile à appréhender : “Notre son couvre plusieurs genres, du jazz à l’électro, mais c’est évidemment une fusion de tout ce qu’on a pu écouter”. Comme on peut s’y attendre de la part d’un groupe qui évolue de disque en disque, ce nouvel album va encore plus loin. Jack l’explique : “Nous sommes allés dans le détail, en empilant des couches denses et des textures tout en conservant une ambiance organique, live. Nous voulions utiliser des instruments acoustiques, mais trouver comment les faire interagir avec des techniques de production modernes, pour que ça sonne frais, voire même futuriste.

L’album s’ouvre sur le catchy Endless, qui rappelle le son classique de Portico Quartet, mais qui s’étend vers un collage hypnotique de cordes, de hangs, d’électronique, de saxophone et des percussions unique de Bellamy. C’est un son que l’on retrouve tout au long du disque, auquel on est familier quand on écoute Portico Quartet, mais qui s’est transformé en quelque chose de nouveau, plus gros, et tout à la fois plus détaillé.

Plus loin, Rushing s’appuie sur l’amour du groupe pour la musique minimaliste, un motif de piano se répétant pour se mêler à un sample de voix. La chanson-titre offre une respiration plus down-tempo : le hang est rejoint par une section de cuivres et de cordes, culminant avec une outro orchestrale où les violoncelles et les violons ajoutent leur couche au saxophone et au hang. Le son des cordes est présent tout au long du disque, ce que Jack explique par la volonté d’ajouter une couche d’humanité à la musique : “C’est excitant de travailler avec une section de cordes, et d’entendre les idées qu’on a façonnées sur un ordinateur jouées sur des instruments acoustiques, et de les diriger d’une manière qui n’est pas possible sur un ordinateur ; ça apporte vraiment de la profondeur, de la nuance à tout le disque”.

Sur A Luminous Beam, c’est une batterie qui guide le morceau tandis que les synthés, les flûtes et les cordes forment une couche au-dessus de laquelle le saxophone flotte librement.

Beyond Dialogue est du Portico Quartet classique, exploitant à merveille le timbre du hang et le saxophone de Jack pour créer un morceau hypnotique qui s’inspire du minimalisme et de l’ambient pour créer quelque chose de nouveau.

Current History rend davantage hommage à la musique électronique et urbaine, avant que l’album ne s’achève sur Lines Glow, the saxophone distillant sa mélodie par-dessus un clavier et des cordes qui culminent dans un moment épique et euphorique.

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