Rutger Geerling, le monde de l’EDM en images…

Indochine annoncé aux Ardentes
1 janvier 2017

Rutger Geerling, le monde de l’EDM en images…

Vous aurez sans doute vu l’une ou l’autre de ses photos sur Facebook, dans un livre, … Rutger Geerling est LE photographe qui vous fait partager sa passion par ses photos… Rencontre avec celui qui vient de publier sa bible !

Movetonight.com : Bonjour Rutger et merci de nous accorder cette interview ! Où es-tu actuellement ?
Rutger : Je vis aux Pays-Bas et je rentre tout juste d’une course folle à travers l’Asie avec Armin van Buuren et Hardwell. Ce week-end, j’étais à Anvers pour les 3 dates de show de Dimitri Vegas & Like Mike et dans une semaine, je serais en route pour l’Inde pour Sunburn Goa. Une vie un peu folle, mais fun !

Movetonight.com : Souvent, si pas tous les jours, nous voyons une de tes photos sur Facebook. Je suppose que tu n’as pas pris du jour au lendemain des photos de Tiësto, Hardwell ou d’Armin van Buuren. Quel a été ton parcours ?
Rutger : Par le passé, j’ai été photographe professionnel pendant 20 ans (j’ai débuté en décembre 1995 !). J’ai photographié d’autres disciplines comme les sports extrêmes, du freestyle de snowboard, des voyages ainsi que des excursions sous-marines. Avec deux jeunes enfants, j’ai arrêté de prendre des photos des voyages car je n’étais pas souvent présent à la maison. Actuellement, je suis plus focalisé sur les festivals (je suis le plus « vieux » photographe pour les festivals Ultra et Tomorrowland) mais je pense que d’ici un ou deux ans, je ferais plus des photos d’artistes que de festivals.

Movetonight.com : Actuellement, ton domaine est le monde des deejays. Est-ce un choix personnel ?
Rutger : J’aime bien la musique. J’avais l’habitude d’écouter Kraftwerk ou Jean-Michel Jarre quand la musique house n’existait pas. J’aime l’atmosphère que dégage ce genre de musique et dans un festival de ce genre, tu as de nombreuses choses à immortaliser : les artistes, des vues larges du public ou bien de plus petits détails… J’aime bien ce monde et je suis très ouvert d’esprit, c’est un bon compromis.

Movetonight.com : Sur ta page Facebook, nous pouvons te suivre à travers tes différentes destinations. Un jour tu es au Brésil, le lendemain en Belgique et quelques jours plus-tard en Croatie. Peux-tu concilier vie privée et vie professionnelle ?
Rutger : Ce n’est pas si facile que l’on croit… Chaque année, je fais entre 10 et 12 tours de l’horloge dû aux nombreux vols. Je traverse de nombreux fuseaux horaires et cela a une conséquence, tant sur ton corps que sur ton mental. Quand je suis chez moi, je suis un père de famille qui prend soins de ses enfants, qui cuisine, qui tient la maison, … C’est un monde paradoxale quand tu sais que quelques heures auparavant, tu étais à un festival à Buenos Aires avec 50.000 personnes et que 48 heures plus-tard, tu vas déposer tes enfants à l’école.

Movetonight.com : Tu as sorti ton livre « This is my church » qui représente 20 ans d’EDM. Nous pourrions comparer ce livre à une bible où les deejays seraient les apôtres… Pourquoi avoir choisi ce nom pour ce livre ?
Rutger : Tu as évidemment la connexion entre le deejay qui est le prêtre et le public qui est le peuple, mais cela va un peu plus loin pour moi… Je me sens comme un représentant de ce mouvement. La musique électronique est tellement enracinée dans ma vie, qu’elle m’est presque comme une religion. Nous avons tous au moins vécu cela : une simple parole, une simple symphonie peut nous émouvoir au plus profond de notre corps. Cette sensation nous donne généralement la chair de poule, comme l’a l’artiste lorsqu’il est sur scène et qu’il ressent la sensation du public.

Movetonight.com : Quand tu as commencé ta carrière, pensais-tu un jour arrivé à ce que tu vis actuellement ?
Rutger : Pas du tout ! Je suis très enthousiaste de vivre ce que je vis actuellement mais au début, mon cœur était plus tourné vers les sports extrêmes et les montagnes. Lentement mais sûrement, j’ai continué mon chemin jusqu’en 2012 où j’ai vécu pour la première fois le festival Ultra. Ce festival fut une révélation pour moi car je m’y sentais bien et depuis lors, je n’ai plus quitté ce monde.

Movetonight.com : Si un photographe voulait se lancer dans la même carrière que toi, qu’elle serait ton conseil ?
Rutger : Le dévouement, c’est le meilleur conseil que je puisse donner. Il n’est pas facile de rentrer dans le monde de la photo comme professionnel, mais il est certainement possible. La plupart des personnes oublient qu’il faut beaucoup d’années pour arriver à un tel résultat. Les gens sont trop rebutés de ne pas y arriver après un ou deux ans. Vous devez toujours avoir à l’esprit qu’il faut plusieurs années afin de se construire un réseau et un nom. Comme on dit, Rome ne s’est pas faite en un jour. Pendant des années, j’ai peiné à avoir assez d’argent pour joindre les deux bouts, mais j’aimais ce que je faisais et j’ai continué…

Movetonight.com : Peut-on imaginer un jour, comme Tomorrowland l’a fait récemment, qu’il y ait un film sur « 20 ans de Rudgr » ?
Rutger : Cela serait très bizarre… mais qui sait, peut-être un jour ! C’est très agréable d’être mis à l’honneur mais la photographe est une véritable passion J

Movetonight.com : En tant que photographe, tu ne vis pas les festivals comme le public présent, mais ressens-tu la même chose que celui-ci ? As-tu déjà vécu un festival en étant dans le public ?
Rutger : Je n’ai jamais été un grand fêtard et je n’ai pas d’argent à dépenser, sauf pour mon matériel. J’ai fait quelques soirées avant d’être photographe professionnel dans ce milieu mais bizarrement, je suis plus quelqu’un du matin.

Movetonight.com : Parmi tous les évènements, quels sont les meilleurs ?
Rutger : Tomorrowland et l’Ultra sont chaque année les meilleurs pour moi mais je suis également tombé amoureux du Sunburn Goa. J’ai rencontré tellement de personnes différents à travers tous ces festivals qu’il est difficile pour moi d’en mettre un dans mes favoris. Cette année, j’ai également vécu de chouettes moments à Buenos Aires et à Macao

Movetonight.com : Ce qu’il se passe en backstage, reste en backstage… mais aurais-tu une anecdote à nous raconter ?
Rutger : J’aime beaucoup les meet&greet car il y a une ambiance particulière et cela permet de prendre des photos étonnantes. Lors de ces meet&greet, j’ai vu des personnes tellement nerveuses à l’idée de rencontrer des deejays qu’elles ne parvenaient plus à tenir leur téléphone en main ou qu’elles s’évanouissaient. Il est bon pour l’image du deejay de participer à des meet&greet, cela leur donne une image décontractée.

Movetonight.com : Quelles sont tes prochaines destinations ?
Rutger : Le week-end prochain je serai en Inde tandis qu’au mois de janvier, je serai chez moi avec mes enfants.

Rutger Geerling, merci pour ta disponibilité et continue à nous faire vivre ta passion au travers de ta page Facebook ! A très bientôt… l’artiste !

Suivez Rutger Geerling (Rudgr.com) via sa page Facebook

X